Valeurs humaines - Juillet/Août 2025 - N° 177/178

Le Cœur
n’a pas de limite

Chères lectrices et chers lecteurs,

Cet été, abordons deux thèmes en apparence bien différents. Si le premier montre la capacité infinie de développer sa compassion, le second aborde la sagesse que nous avons à développer face à l’intelligence artificielle afin d’en faire d’en faire émerger des valeurs pérennes.

Le bouddhisme de Nichiren en tant que religion du peuple, des gens du commun, a cela de spécifique : sa mission de s’adapter à toutes les situations individuelles et collectives, à toutes les époques.

On peut dire que la perspective de cet enseignement est, et sera toujours de nous faire grandir en humanité. Or, on ne peut attendre de croissance sans mise à l’épreuve. Considérant que tout ce qui arrive est à la portée de celle ou de celui qui le vit, la philosophie bouddhique révèle ainsi la profondeur de sa bienveillance, poussant à révéler le vrai pouvoir de la condition humaine. Alors tous les défis se révèlent justes et deviennent des opportunités de se découvrir de nouvelles forces et qualités.

Daisaku Ikeda écrit : « La foi qu’enseigne le Sûtra du Lotus n’offre pas une réponse facile, une échappatoire aux difficultés de la vie humaine. En fait, elle rejette des réponses faciles de ce genre. Elle nous exhorte au contraire à saisir, pour explorer la vie, ces deux outils que sont la foi et la compréhension, et à nous en servir pour sans cesse nous dépasser et travailler à nous perfectionner. Elle nous fournit aussi l’énergie nécessaire pour parvenir précisément à cela 1. »

Réaliser sa révolution humaine sur la base de la pratique bouddhique signifie avoir confiance dans la résolution de nos souffrances par le fait de développer toujours davantage notre compassion, notre souhait authentique du bien de plus en plus de personnes. Là se trouve une grande liberté qui nous affranchit de considérer l’autre, les autres ou encore les circonstances comme un « problème ». Le défi réside dans cette aspiration qui nous manque au moment où l’on se trouve en difficulté. Le chemin le plus direct pour opérer cette croissance heureuse est de se tourner vers le Gohonzon, miroir qui reflète la réalité essentielle de ce que nous sommes : bouddha. C’est là, le lieu où, à travers la récitation de Daimoku nous pouvons puiser l’énergie et la sagesse de croître par rapport à celle ou celui que nous étions hier.

Toute l’équipe de la rédaction vous souhaite de passer un été ressourçant ! Retrouvons-nous à la rentrée !

Florence Dinh,
Rédactrice en chef


1. Daisaku Ikeda, La Sagesse du Sûtra du Lotus, vol. 1, chapitre 11 « La relation dynamique entre “foi” et “sagesse” – À propos du 4e chapitre du Sûtra du Lotus, “Croire et comprendre” », Acep, p. 278-279.


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